You'll never see the tears of time…

Anime/Manga

Une journée au JUMP Festa 2014

Jump Festa 2014 Entrance

C’est ce week-end que se tenait la dernière édition du Jump Festa 2014, salon annuel dédié aux mangas publiés dans les diverses revues de la Shueisha (Weekly Shonen Jump, Jump Square, Ultra Jump, etc…). Ce salon se tient toujours au Kaihin Makuhari Messe à Chiba, là où se tient chaque année le Tokyo Game Show. Ne pouvant y aller pour la journée du samedi, j’ai décidé d’aller y jeter un coup d’œil ce dimanche, bien que ne lisant plus tellement de mangas publiés dans ces revues, surtout que l’entrée est gratuite pour tout le monde. (suite…)

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[Critique] Persona 3 Chapter1: Birth of Spring

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Sorti le 16 novembre dernier au Japon, le premier volet de la trilogie cinématographique dédié à Shin Megami Tensei: Persona 3 fait office de nouvelle tentative de la part d’Atlus d’exploiter le filon de sa série fétiche. Mais que vaut exactement ce premier film d’animation sur Persona 3 ? (suite…)


Kick-Heart, le dernier court-mêtrage de Masaaki Yuasa

Kick-HeartLundi dernier avait lieu au Grand Rex à Paris la projection de Kick-Heart, le premier court-métrage d’animation japonais entièrement financé via Kickstarter et réalisé pour l’occasion par Masaaki Yuasa, réalisateur de génie à qui l’on doit des séries comme Kaiba en 2008 ou The Tatami Galaxy (éditée chez Kazé) mais qui a aussi travaillé plus récemment sur quelques épisodes de Photo Kano (hum…). Pour la petite histoire, Kick-Heart avait  déjà bénéficié d’une projection dans le cadre du Festival d’Annecy quelques jours plus tôt et pour cette projection au Grand Rex, les organisateurs ont eu la bonne idée de faire venir Masaaki Yuasa ainsi quelques membres du staff ayant participé au projet, dont Aymeric Kevin et Eunyong Choi.

Que dire sur le court-métrage en lui-même ? En fait, pas grand chose, si ce n’est qu’il est vraiment assez amusant à regarder et on ne sent pas passer le temps pendant ces 10 minutes de court-métrage. On pensera notamment la conclusion du combat final. C’est bien animé, bourré d’humour avec des combats très dynamiques et haut en couleurs. On notera aussi la présence de quelques références bien sympa à Tiger Mask, notamment avec la présence d’un orphelinat. D’ailleurs, Yuasa lui-même a reconnu durant cette soirée que Kick-Heart était une sorte d’hommage à Tiger Mask.

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Après la fin de la projection, nous avons eu droit à une séance de questions/réponses avec l’équipe du film mais aussi à un making-of du film qui nous a fait poser certaines questions sur l’usage des fonds récoltés sur Kickstarter, surtout lorsqu’on voyait Masaaki Yuasa et une partie de son staff à la plage (à ne pas prendre au sérieux, bien entendu). Certaines questions portaient sur les influences derrière Kick-Heart, le processus de production et finalement le rôle joué par Kickstarter pendant le processus de création. J’ai essayé de retranscrire la chose du mieux que je pouvais mais en étant assez loin des intervenants, ce n’est pas forcément évident.

Est ce que Kick-Heart est un hommage à Kazuo Komatsubara et à la série Tiger Mask ?

Bien sûr, je regardais la série Tiger Mask quand j’étais jeune. Y a t-il des gens dans la salle qui connaissent la série Tiger Mask ?

Est ce que vous pensez que Kickstarter peut représenter un modèle de production viable pour le type de production que vous réalisez ?

Oui, bien sûr. C’est un très bon système. J’avais perdu un peu confiance dans cette industrie mais grâce à ce système, des œuvres  plus atypiques peuvent voir le jour.

Bonjour, M. Yuasa. Comment en êtes-vous venu à travailler avec Mamoru Oshii et quel a été son rôle dans Kick-Heart ?

En général, Production I.G produit des séries plus généralistes mais ils peuvent être intéressé de temps en temps par des séries plus artistiques. Le producteur M. Ishikawa et M. Oshii s’intéressent de temps en temps à des séries plus artistiques.

J’ai une question au sujet de l’impact du système Kickstarter. Est ce que pendant la création de Kick-Heart, la campagne de financement sur Kickstarter avait joué sur le processus de production ou bien vous avez fait comme si de rien n’était ?

Personnellement, je ne pense pas que car lorsque l’on a démarré la campagne sur Kickstarter, le storyboard était déjà terminé. M. Yuasa était prêt au niveau de l’histoire et on était paré pour commencer la production. Il y a eu comme une sorte de « vitalité. Pendant la production, on a eu des retours tous les jours, toutes les heures par rapport au travail qui était fourni et ça nous a beaucoup poussé à faire notre travail de la meilleure façon possible. Comme le temps était assez restreint, ça nous a donné une bonne dose de motivation. Kickstarter était une sorte de motivation. On se demandait au départ si ça allait marcher car on voyait ça comme un projet expérimental. Quand on a vu tout le soutien que l’on a reçu des fans du monde entier, ça nous a donné l’espoir de voir d’autres projets de ce type dans le futur. Kickstarter est un très bon moyen de financement mais ça nous met une grosse pression.

Au niveau de la technique, vous avez un rendu très particulier. Est ce que vous travaillez avec beaucoup de sous-traitants pour réalisez les animations et les intervalles ? Ou bien faites-vous tout vous-même ?

Je travaille avec un staff plutôt réduit. L’équipe créative était composée de quatre personnes. Après, il y a toute une équipe autour chez Production I.G. Tous les dessins étaient majoritairement faits à quatre.

Comment l’équipe s’est-elle formée ? Comment avez-vous choisi les membres de votre équipe et comment en êtes-vous arrivé à lancer ce projet sur Kickstarter ? 

C’est Justin Leach qui au départ, a voulu lancer un projet sur Kickstarter. C’est ce qui a servi de déclencheur chez Production I.G. A ce moment-là, j’avais un autre projet de série chez Production I.G. mais la série a été annulée. Et parmi les projets qu’on m’a proposé, j’ai choisi Kick-Heart.

BALISE SPOILER car Masaaki Yuasa résume dans sa réponse à cette question le scénario de Kick-Heart si le projet avait été conçu comme un projet pour la TV :

Tout à l’heure, vous disiez que tout était produit à l’avance même si le storyboard avait déjà été crée. Pourtant, il y a eu des extensions du film pendant la collecte de fond. Je voulais savoir comment vous vous êtes adaptés et comment vous vous seriez adaptés si jamais vous aviez eu à étendre encore plus le film.

A l’origine, Kick-Heart était un projet télévisuel. Le scénario aurait dû être bien plus développé.  Lady S est la fille d’un personnage mystérieux dont on voit uniquement la silhouette en noire dans le film et qui écrase son gros cigare à l’issue du match et qui en fait,  est le père de Lady S. Il lui fait porter un costume de lutteuse qui lui donne son pouvoir. C’est pour ça qu’elle est si forte. Et le prêtre – qu’on ne comprend pas, qui a un perroquet sur son épaule pour traduire était lui aussi un lutteur masqué. Lady S est admirative du prêtre et c’est pour ça qu’elle est devenu bonne sœur tout en étant aussi catcheuse. Le prêtre (qui, autrefois était lutteur masqué) et le père de Lady S se sont auparavant affrontés sur le ring en tant que catcheurs masqués. Ces deux hommes étaient rivaux sur le ring mais aussi sur le plan amoureux pour une femme : la bonne sœur qui est aujourd’hui très âgée. Ce dont on a pu donner forme dans le court-métrage reste assez elliptique par rapport à ça.

Kaiba sign by Masaaki Yuasa. Courtesy of Jet Black - Mata-web

Kaiba sign by Masaaki Yuasa. Courtesy of Jet Black – Mata-web


Kidô Senshi Gundam AGE : que vaut finalement la dernière série Gundam ?

Comment convaincre les personnes qui ont snobé Kidô Senshi Gundam AGE depuis le début de sa diffusion en octobre 2011 de venir s’intéresser au dernier opus de la mythique saga de Sunrise ? Il faut que depuis l’annonce de ce projet, fruit d’une collaboration entre Level 5 et Sunrise, rien ne plaidait en faveur d’une réussite potentielle de Gundam AGE : entre le character design jugé trop enfantin (à tel point qu’on a l’impression de regarder un épisode d’Inazuma Eleven avec des robots) et les rumeurs les plus farfelues ayant suivies l’annonce du projet (souvenez des rumeurs annonçant un Gundam contrôlé à distance par téléphone portable !), rien ne plaidait à priori en faveur de ce projet. Et je ne parlerai pas des chiffres d’audiences de la série auprès de la série, qui furent au final très faibles auprès des plus jeunes. En mettant en chantier le projet Gundam AGE, Level 5 et Sunrise avaient pour objectif de rajeunir le fandom de la saga tout en reprenant certains concepts propre à Gundam et en essayant au passage d’apporter de nouveaux concepts à cette franchise.  Bref au départ, on n’attendait pas grand-chose de Gundam AGE.  Et finalement, les choses se sont mieux passés que prévu.

(suite…)


[Artbook] Mawaru Penguindrum Hoshino Lily Art Works

Après sorti durant l’été 2011 le Mawaru Penguindrum Official Starting Guide puis en mars 2012 le Mawaru Penguindrum Perfect Guide Book et Mawaru Penguindrum Fabulous Anthology, Gentosha Comics a remis le couvert en sortant fin juin un nouvel ouvrage autour de cette série. A l’inverse des précédents ouvrages, nous avons ici un ouvrage qui se concentre principalement sur les illustrations réalisées pour la série par Lily Hoshino, mangaka et character designer que l’on a pu voir à l’oeuvre sur des séries comme Otome Yōkai Zakuro. Contrairement aux ouvrages cités plus haut, ce nouvel artbook de Mawaru Penguindrum ne contient pas énormément d’information – comprendre par là qu’on a affaire à un vrai artbook au sens propre propre du terme. Donc celui qui voudra un bouquin bien plus riche en informations sur la série se tournera plus vers le Perfect Guide.

L’artbook, un ouvrage au format A4 de 87 pages est divisé en plusieurs sections avec une première partie intitulée Illustration Gallery (18 pages) et qui permet de retrouver des illustrations que l’on a déjà pu voir par exemple sur la pochette du CD des HHH mais aussi comme couvertures pour les volumes du Mawaru Penguindrum Fabulous Comic Anthology. Rien de neuf de ce côté-là donc.

La seconde partie, intitulée End Card Collection est consacrée, comme son nom l’indique aux illustrations de fin d’épisode déssinées par Lily Hoshino elle-même. Il me semble que ces mêmes illustrations étaient déjà présentes dans le Perfect Guide et Lily Hoshino a quand même trouvé le moyen de remplir trente pages rien qu’avec ces End Cards :p

La troisième partie de l’ouvrage  intitulée tout simplement Character Design se concentre sur les travaux préparatoires de Lily Hoshino sur les personnages de la série. Cela dit, les 3/4 de ces dessins étaient déjà présents dans le Perfect Guidebook et on les retrouve juste en grand format dans cet artbook. Bref, pas grand chose de neuf pour les possesseurs du Perfect Guide Book d’autant plus qu’elles sont visibles ici :)

Enfin, en bonus on trouvera quand même une interview de Lily Hoshino ainsi qu’un Short Comic de 2 pages. Sympa pour les japonisants (et l’un des rares trucs inédits de l’artbook en fait ww)

Bref, ceux qui ont déjà le Mawaru Penguindrum Perfect Guide Book peuvent passer leur chemin, ils ne trouveront pas grand chose de neuf en terme d’information, à part certaines illustrations. Par contre, ceux qui voudront avoir un artbook contenant des illustrations sympathiques sans trop de contenu textuel peuvent y aller, d’autant plus qu’il est vendu à un prix acceptable (sans compter les FDP). Disponible comme d’habitude chez CdJapan.


[COMPTE-RENDU] Japan Expo 2011 : hell & heaven + retour sur le Dybex Gate

Normalement je n’étais pas censé écrire un compte-rendu sur l’édition 2011 de Japan Expo  car à chaque année, c’est le même cirque et on voit à chaque fois débarquer à la même période pléthore de compte-rendus sur cette convention. Mais comme certaines personnes me le demandent gentiment et parce qu’il faut bien parler d’un certain fait divers impliquant un éditeur que je mentionnerai plus tard, j’y vais donc du mien. Comme il y a tellement de choses à voir/faire (ou à ne pas faire) à Japan Expo, ce compte-rendu ne sera pas exhaustif  et je m’excuse aussi pour l’absence de photos sur ce billet mais bon, j’en ai un peu marre de devoir slalomer entre les cosplayers et les photographes dans les allées. Et je préviens direct : je n’ai rien acheté même si certains doujinshis me faisait de l’œil, notamment sur le stand touhou.net :) (suite…)


Votoms x Gundam UC

Votoms x Gundam ? Non, il ne s’agira pas d’un billet dédié à un improbable cross-over entre les 2 séries made in Sunrise (quoique, Super Robot Taisen Z 2 débarque bientôt, hum) mais je parlerai des deux dernières OAV en date tournant autour de ces deux séries. Et dans les deux cas, il y a de quoi faire.

Armored Trooper Votoms : Case;  Irvine


L’HISTOIRE : Irvine Lester, un réparateur d’AT le jour, prend part secrètement à des Battlings (combats opposant des AT durant lesquels il est possible de parier sur l’issue du combat) . Néanmoins, celui-ci refuse d’achever ses adversaires et fait exprès de perdre ses combats, tout en empochant la prime sur le perdant. Ce qui n’empêchera pas d’autres combattants de vouloir affronter Irvine, son talent de pilote ne passant pas inaperçu…

AVIS : n’y allons pas par quatre chemins : Case;IRVINE, au même titre qu’un Mazinkaiser SKL pour citer quelque chose de plus récent , reste une OAV  de divertissement pur, un vrai défouloir prétextes à  des combats de robots qui dépotent. Le scénario – pour ces 45 minutes d’OAV se tient plutôt bien : on a un héros, traumatisé par les exactions qu’il a commise lorsqu’il était pilote d’AT dans l’armée contraint de mener une double vie, un antagoniste cherchant à affronter Irvine, non seulement par fierté mais aussi par vengeance personnelle. On regrettera juste la présence de certains personnages qui n’auraient jamais probablement jamais eu leur place dans Votoms il y a quelques années : je pense à la  petite de service (qui ne sert pas à grand chose) mais surtout à Ishruna, personnage qui « organise » les battlings dans cet OAV  et qu’on prendrait presque pour le clone de Sheryl Nome (surtout quand on sait que ces deux personnages ont pour seiyû Aya Endo, hum).

Comme je l’ai dit plus haut, les combats constituent vraiment l’intérêt principal de Case; Irvine. Bien rythmé, bourrins, spectaculaires, bref ça rentre dans le lard et ça fait plaisir d’entendre à nouveau le bruit si caractéristique des AT lorsque ceux-ci se déplacent. Et en plus, ça va un peu dans tous les sens. On notera aussi un certain changement au niveau du mécha design, tout d’abord au niveau des couleurs arborés par les méchas – qui font quand même très flashy dans la première moitié de l’OAV pour en revenir à des couleurs plus militaires lors du combat final. Ensuite , au niveau du design  des robots en eux-même  car certains robots passeraient presque pour des engins de chantier. Mis à part ces détails, inutile de bouder son plaisir surtout quand on sait qu’il n’y a pas une once de 3D durant ces 45 minutes d’OAV (si seulement Pailsen Files avait pu bénéficier du même traitement à l’époque~).

 


Bref, une OAV assez sympa dans l’ensemble, pas indispensable mais qui à mon sens pourrait constituer une bonne porte d’entrée pour découvrir (en partie seulement) l’univers de A.T. Votoms, sachant que les rares liens avec la série d’origine n’entrave en rien le visionnage de cette OAV et qu’il n’est pas nécessaire d’avoir entendu parler des Red Shoulders, de Chirico Cuvie pour passer un bon moment.

Mobile Suit Gundam Unicorn (OAV 03/06) : Le Spectre de Laplace



L’HISTOIRE : suite de l’OAV précédente, diffusée en novembre dernier.

AVIS : j’ai trouvé cette 3ème OAV dans la même veine que les deux premières, c’est-à-dire excellent mais  qui ne s’adressera vraiment qu’à ceux qui ont vu les 3 premiers films de Gundam, Zeta, ZZ et Char’s Counter Attack sous peine de ne pas comprendre certains enjeux développés dans ces OAV. Ceci dit, cette troisième OAV ne sort pas trop des sentiers battus car j’ai quand même l’impression d’avoir revu certaines séquences plusieurs fois auparavant (comme la rentrée dans l’atmosphère, hum). Les combats restent très intéressants à suivre – chose remarquable, surtout lorsqu’on voit ce dont est capable le RX-0 dans cette OVA mais il est dommage que l’on obtienne si peu d’information concernant la fameuse boite de LaPlace. 3 OAV et on n’a toujours pas l’ombre d’un début de réponse où même d’indice nous permettant d’en deviner la nature. Bref, ça avance mais sans trop bouger finalement et je me demande s’il n’aurait pas fallu plus de 6 OAV pour bien expliquer tout ça. Mais il reste l’atout de taille : Marida :p

Mis à part cela, j’avais quand même envie de parler de la distribution de Gundam UC en Europe qui reste quand même assez chaotique. Entre les sorties mondiales sur le PSN et Xbox Live orchestrées de manière assez chaotique, les blu-rays qui débarquent un mois après leur sortie sur le PSN et leur prix en Europe totalement abusés, je me demande si Bandaï a vraiment envie que la série marche un minimum chez nous.