You'll never see the tears of time…

Compte-rendu du concert de Masashi Hamauzu et du groupe Imeruat à Paris

Il faut dire que ce mois de novembre 2012 a été plutôt chargé en ce qui concerne les concerts de musiques de jeux vidéo sur Paris : avec les 3 concerts de Nobuo Uematsu à Paris (tous sold-out) ou même Nicolas Horvath jouant gratuitement des morceaux de Final Fantasy à l’American Church ce dimanche, on peut dire qu’on a largement eu de quoi faire à ce niveau-là. C’est sans compter sur la présence de Masashi Hamauzu et du groupe Imeruat, venu à Paris hier soir pour interpréter des morceaux tirés de leur dernier album Black Ocean, mais aussi des morceaux tirés notamment  de Final Fantasy XIII, BinbogamiGa! (anime de cet été dont les musiques ont été composées par M. Hamauzu himself) mais aussi des compositions originales de Masashi Uematsu.

Pourtant, Wayô Records, label à l’origine des concerts de Masashi Hamauzu à Paris en 2011 ou encore celui de Michiru Oshima en janvier dernier, avait prévu à la base d’organiser une tournée française pour Imeruat. Une tournée qui passait notamment par les villes de Lille, Lyon ou Bordeaux mais devant les ventes  de billets insuffisantes – et ce malgré une baisse de prix des places et des billets qui se sont retrouvés comme lots de concours sur des sites de JV par dizaines – seuls les  concerts de Paris et au Toulouse Game Show ont été maintenues. Le projet était peut-être trop ambitieux. Peut-être qu’il n’y avait pas suffisamment de gens intéressés par la musique de Hamauzu (là, je ne comprends plus) et il y aurait sans doute eu moins de places vides hier soir si le concert avait pu être organisé en week-end. C’est vraiment dommage mais ce qui est fait est fait comme on dit. Gageons que si des concerts avec Yasunori Mitsuda ou Yoko Shimomura sont organisés à Paris, il y aura un peu moins de places vides. Mark my words.

Mais que dire du concert en lui-même ? Très honnêtement, il m’est assez difficile de parler des morceaux tirés de l’album Black Ocean mais il faut avouer qu’il reste une très bonne  « synthèse » du travail de Masashi Hamauzu jusqu’à présent (Hamauzu en parle très bien lui-même dans ses notes traduites en français). Pour faire court, Black Ocean est tout indiqué pour celui qui voudra découvrir le travail d’Hamauzu sans avoir à se taper toutes les OSTs sur lesquelles il a travaillé.  Dans l’ensemble, les interprétations auxquelles on a eu droit hier soir étaient plutôt fidèles aux morceaux d’origine. Un peu d’impro’ n’aurait pas fait de mal.

Comme d’habitude avec Wayô Records, on a eu droit à un concert très convivial, à l’atmosphère très détendue, pour ne pas dire cocasse par instant : il faut avouer que la plupart du temps, Mina la chanteuse du groupe faisait le show, se chargeant d’introduire en anglais les chansons qui seront interprétées sur scène, même s’il faut avouer… qu’elle parlait un peu trop vite en anglais et qu’il m’était bien difficile par instant de retenir les titres des chansons en questions. D’ailleurs, il était plutôt drôle par moment de la voir perdre le fil de ce qu’elle voulait dire alors qu’elle avait apporté des fiches avec elle ou encore de la voir courir vers Hamauzu pour lui demander ce qu’ils sont censés faire par la suite. Limite je me demandais par moment si ce n’était pas « prémédité » mais il faut avouer que ça donnait un certain côté esprit doujin à  ce concert. Un bon point. Pour rendre le concert encore plus convivial, on notera aussi que Hamauzu et Mina ont même accepté qu’une spectatrice puisse monter sur scène pour caresser le piano avec Hamauzu. Sympa.

Bien entendu, tout n’était pas parfait : les problèmes au niveau du son n’auront échappé à personne, surtout au début du concert lorsque Imeruat a été joué en guise d’introduction. Cela dit, ça s’est arrangé par la suite. Il faut aussi avouer qu’on avait parfois du mal à entendre la voix de Mina sur certains morceaux, surtout si tu avais « le malheur » d’avoir choisi une place se situant sous le balcon.  On mettra donc ça sur la configuration de la salle. Bref, le théâtre Adyar a semble t-il montré ses limites pour ce genre de concert hier soir et d’après les membres de Wayô Records, leur prochain concert se fera dans une autre salle. On pestera aussi contre la bouffe vendue au tarif SNCF (mais les coupables se reconnaitront :p).

D’ailleurs, je me demande si un jour Wayô pourra mettre en place un livestream sur Internet. Je me doute que proposer un livestream demande pas mal de moyens mais ça aurait pu être sympa pour ceux dont les dates de concert ont dû être annulées. Mais j’imagine que des extraits en bonne qualité seront proposées au public plus tard.

 Que dire de ce concert ? Un concert à prix abordable. De la bonne musique. Une ambiance conviviale, une organisation efficace (d’ailleurs, je n’ai jamais vu un seul agent de sécurité dans un concert organisé par Wayô Records, c’est dire !). Des artistes très accessibles et impressionnants sur scène (mention spéciale au guitariste Tôru Tabei et Hijiri Kuwano au violon : des vrais tueurs !). Un concert organisé par des fans pour des fans en somme.

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