You'll never see the tears of time…

[PS3/Xbox360] Dark Souls : Pourquoi avoir peur de la mort ?

Comme je l’avais écrit dans mon bilan jeux vidéo de 2011, Dark Souls a été au même titre que Demon’s Souls  l’une des meilleures expériences jeux vidéo de 2011.  J’ai vraiment adoré ce jeu, à tel point que depuis sa sortie en occident en octobre dernier, ce jeu a littéralement vampirisé le peu de temps libre dont je dispose, ne faisant finalement qu’une « courte pause »  pour m’attaquer aux gros jeux débarquant pour les fêtes de fin d’années. Pourtant, comment un jeu à la difficulté qui paraitrait inhumaine pour un joueur lambda parvient à scotcher le joueur devant sa TV ?

Difficile à dire. Et pourtant, dans le principe, Dark Souls ne diffère pas tant que ça que Demon’s Souls : il s’agit toujours d’action-RPG à la difficulté extrême où le principe de progression par l’échec est poussé jusqu’au bout, où il faudra une fois de plus affronter des boss gigantesques et où même l’ennemi le plus insignifiant en apparence est capable d’envoyer le joueur ad patres. On pourrait presque faire un copier/coller de certaines mécaniques de jeu propre à  Demon’s Souls mais comme on le verra plus tard, From Software a quand même assoupli certaines mécaniques de jeu, au point de le rendre « plus facile ». Néanmoins, 2 principes de jeu essentiels ont été conservés dans Dark Souls :

-Si on meurt avant d’atteindre le boss de fin de niveau, pas de bol il faudra reprendre sa partie depuis le dernier feu de camp où l’on a effectué sa dernière sauvegarde. Et bien évidemment on peut dire au revoir à l’ensemble des âmes et des humanités que l’on a souvent collecté avec difficulté. Heureusement, on peut toujours se rendre à l’endroit où l’on est mort pour récupérer nos âmes et humanités.

-Si on a décidé de s’attaquer aux quelques PNJ – marchands ou autres – que l’on peut rencontrer dans le jeu, pas de chance, ceux-ci se retourneront contre nous et finiront par nous attaquer. C’est d’autant plus rédhibitoire que ceux-ci proposent souvent les sorts les plus puissants du jeu. Bref, ceux qui ont fait Demon’s Souls sont en terrain connu.

Pourtant même si Dark Souls reste très difficile, j’ai adoré ce jeu au point d’y passer plus de 150 dessus. Il faut vraiment être cinglé ou masochiste pour aimer ce style de jeu. Ou bien avoir beaucoup de temps à tuer >_>

Sorti fin septembre au Japon puis début octobre 2011 en Occident, on doit toujours Dark Souls à From Software, développeur célèbre pour sa série des King’s Field et qui s’est fait une spécialité de nous sortir des RPG/Action-RPG capables de mettre les nerfs des joueurs à (très) rude épreuve. A raison d’ailleurs quand on voit que Demon’s Souls s’est quand même écoulé à plus d’un million d’exemplaires dans le monde. Un score assez énorme quand on voit le caractère assez atypique de Demon’s Souls par rapport au reste de la production vidéoludique mondiale, même si on constate que des titres assez difficiles dans leur genre comme Catherine marche plutôt bien. Et c’est peu dire que j’attendais à mort Dark Souls (bon pas au point de ne pas respecter les dates de sorties, on se rappelle de la « punition » de From aux joueurs nippons trop impatients :p)

A l’instar de Demon’s Souls, le scénario de Dark Souls reste finalement assez classique. Disons simplement que l’on va incarner un héros anonyme (comme dans Demon’s Souls) qui va être chargé de mettre fin à une malédiction qui transforme les humains de ce monde en morts-vivants. Au milieu de tout cela se trame aussi une lutte entre 2 factions et le joueur va devoir à un moment de l’aventure devoir choisir son camp. Bref, il y a bien une trame de fond même si on peut très finir Dark Souls sans vraiment comprendre ce qui se passe dans le jeu. On notera tout de même que les quelques PNJ présent dans l’univers de Dark Souls dispose tout de même un background intéressant, pour peu que l’on prenne le temps de faire plus ample connaissance avec ces personnages. Le scénario a le mérite d’exister même si ce n’est pas ce qui nous motivera à aller loin dans Dark Souls.

Dark Souls trop proche de Demon’s Souls ?

C’est après s’être évadé de l’Undead Asylum qui constitue le prologue du jeu que l’on se retrouve dans le monde de Lordrean, un monde très ouvert en comparaison de ce que proposait Demon’s Souls à l’époque. Mais c’est surtout un monde où la mort nous attend à chaque coin de rue si on décide de foncer tête baissée.

Cela dit, mourir dans Dark Souls n’est pas une fin en soi car mourir, devenir un esprit errant, ressusciter, mourir, etc… constituera le quotidien du joueur dans Dark Souls et quand bien même on arriverait à progresser sans mourir une seule fois, la mort est de toute manière un passage obligé pour progresser dans le jeu. On meurt beaucoup dans Dark Souls et le joueur devra très souvent se retaper plusieurs fois un même donjon avant de pouvoir affronter le boss de fin de niveau. Cela dit, mourir dans Dark Souls est bien moins pénalisant que dans Demon’s Souls dans la mesure où l’on reprend sa partie au dernier feu de camp (et non plus au tout début du niveau comme dans Demon’s Souls)  et surtout on récupère d’entrée TOUTE sa barre de vie ainsi que des fioles d’Estus permettant de régénérer sa barre de vie.

A l’instar de Demon’s Souls, mourir sous sa forme physique fait perdre toutes les âmes et humanités que l’on a durement récoltés en tuant des ennemis. C’est d’autant plus frustrant que si l’on meurt sous sa forme spectrale, on peut dire adieu pour de bon à notre butin d’autant plus qu’il n’existe aucun moyen de stocker ces âmes. On notera aussi qu’il est impossible sous forme spectrale d’invoquer d’autres joueurs sous cette forme.

Les ennemis dans Dark Souls sont tout aussi redoutables qu’ils ne l’étaient déjà dans Demon’s Souls. N’importe quel ennemi dans Dark Souls est capable de tuer le joueur même après une attaque ridicule, y compris les archers de base. Mais surtout, ceux-ci sont désormais capables de poursuivre le joueur alors que celui-ci a décidé de prendre la fuite (même si dans la pratique, les ennemis cessent de pourchasser le joueur une fois une certaine distance parcourue) ! On se souviendra aussi du design de certains monstres vraiment réussi pour le coup et qui rappelle un peu le travail de Kentarō Miura sur Berserk.

Toujours pour ce qui est des ennemis que l’on croisera dans le jeu, il faudra vraiment oublier tout sens de logique tant certains font dans la démesure. Il ne sera pas rare par exemple de croiser des archers qui, au lieu de nous balancer des flèches nous tirent dessus avec des lances. On se souviendra aussi des dinosaures de Lost Izalith, capable d’être d’effectuer des bonds de plusieurs mètres de haut pour écraser le joueur. Bref, c’est assez traumatisant au départ même si on finit toujours par trouver une tactique pour abattre ce genre d’ennemis.

Un monde ouvert

Fini les niveaux séparés et le Nexus qui servait de hub central dans Demon’s Souls. Dans Dark Souls on a droit à un véritable monde ouvert propice l’exploration : on peut dès le début du jeu aller où bon nous semble même si certains niveaux ne sont déblocables qu’en ayant suffisamment progressé au niveau de l’histoire. Et bien entendu  ça se fera très souvent à nos risques et péril. Rien ou presque ne nous bloque. On est aussi surpris par la façon dont les différents niveaux du jeu sont reliés entre eux via les différents raccourcis que l’on peut débloquer par-ci par-là. Et cela se fait de façon tout à fait naturelle. On sera surpris par exemple de déverrouiller l’accès à un ascenseur dans l’Eglise des Morts-vivant qui permettra par exemple de revenir au Firelink Shrine, soit le tout début du jeu. Bref, une vraie sensation de verticalité en somme.

L’autre truc qui marque dans Dark Souls, c’est l’ambiance sinistre, sombre du jeu.  Une ambiance sinistre renforcé par les endroits l’on visitera souvent des endroits baignés par les ténèbres. L’absence de musique (sauf pour les combats contre les boss) renforce aussi cette impression de solitude, même si bizarrement, j’ai trouvé Dark Souls moins oppressant que ne l’était Demon’s Souls en son temps. C’est peut-être dû au fait que par rapport à Demon’s Souls, le joueur visitera des lieux qui seront vraiment plus colorés qu’à l’accoutumé. Et aussi au fait que la musique mette un peu moins la pression lors des combats contre les boss. La sensation d’être seul contre tous est vraiment omniprésente, étant donné que les joueurs que l’on rencontre peuvent aussi bien se révéler être des alliés que des ennemis.

L’autre différence par rapport à un Demon’s Souls : plus que les ennemis, ce seront les décors en eux-mêmes qui se poseront comme obstacles à la progression du joueur. On se souviendra par exemple du combat sur les poutres au-dessus du sol à Anor Londo –un véritable combat d’équilibriste – ou encore des chemins que l’on doit découvrir dans les Crystal Caves. Bref, un véritable clin d’œil à une certaine séquence d’Indiana Jones et la Dernière Croisade.

L’autre nouveauté de Dark Souls est le système de Covenant : en somme, prêter allégeance à certains PNJ permet au joueur d’obtenir certains avantages et permet aussi de modifier le comportement de certains PNJ vis-à-vis du joueur. Ainsi, si on prête par exemple allégeance à la sœur de Queelag pour devenir Chaos Servant, il sera possible de débloquer un raccourci permettant d’arriver directement au boss de Lost Izalith en évitant d’avoir à affronter deux boss intermédiaires et la lave du niveau. C’est un avantage appréciable. Bref, une véritable alternative au système de tendance de Demon’s Souls. A noter que certains covenants favorise soit le coop’ online soit le PvP et il ne sera pas rare de se retrouver face à 2-3 Blade of the Darkmoon en jouant online.

Dernière nouveauté : les humanités. Il s’agit d’une essence rare que l’on obtient soit en tuant le boss de fin de niveau, en faisant du coop’ avec d’autres joueurs en ligne ou bien en farmant cette substance sur certains ennemis.  Et cette humanité a bien des usages car c’est cette substance qui permet d’embraser les feux de camp, d’augmenter les doses de fiole d’Estus que l’on peut utiliser ou plus simplement de redevenir humain si l’on était à l’état de carcasse. C’est aussi  cette substance qui va permettre de booster les caractéristiques de son personnage, surtout lorsqu’on est en quête d’objets rares.

On s’attardera aussi un moment sur la musique du jeu signée Motoi Sakuraba. Celui-ci a fait du très bon boulot sur la plupart des musiques qui viennent rythmer les combats contre les boss. On regrettera tout juste qu’aucune d’entre-elles ne mettent vraiment la pression sur le joueur (souvenons-nous du Tower Knight de Demon’s Souls ). Finalement, j’aurais retenu l’ending Nameless Song, chantée par Emi Evans et la piste Gwin Lord of Cinder qui donne un côté étrangement mélancholique au dernier affrontement du jeu. Bizarre lorsqu’on s’attend à un affrontement dantesque en guise de conclusion au jeu.

-Dark Souls un jeu plus facile ?

Dans l’ensemble, j’ai vraiment trouvé Dark Souls « un peu plus facile » que Demon’s Souls, même si bien entendu, on meurt toujours autant. Pourtant, dans plusieurs interviews, le producteur du jeu Hidetaka Miyazaki avait déclaré vouloir faire de Dark Souls un jeu plus difficile que Demon’s Souls et dans la pratique, ce n’est pas entièrement vrai. C’est en parti dû au système de feu de camp mais je me demande aussi si ce n’est pas dû au fait que l’on a acquis certaines habitudes de jeu depuis Demon’s Souls qui fait que l’on ne se jette plus à l’abordage. Le choix de notre classe de personnage doit aussi jouer et je dois avouer que je n’aurais pas osé jouer un voleur d’entrée de jeu.

Dans le côté facilité, on regrettera aussi le fait de pouvoir obtenir d’entrée de jeu des armes surpuissantes et je suis sûr que plein de joueurs se sont rués directement sur la Drake Sword une fois Taurus Demon vaincu.  Merci les vidéos sur youtube et le Darksoulswiki.

On regrettera aussi que la difficulté des combats contre certain boss soit assez inégale et très souvent, ce ne sont pas les plus gros monstres qui nous poseront problème. Certains boss se révèlent assez simple à battre comme le Pinwheel des Catacombes alors que d’autres n’hésiteront pas à se pointer à plusieurs et là, il faudra d’apprendre les patterns des monstres en questions afin de trouver la meilleure stratégie pour en venir à bout. Au pire, on n’hésitera pas longtemps avant d’invoquer d’autres joueurs pour se débarrasser de certain boss un peu trop coriaces. Ça a été le cas lors de mon troisième combat contre les Four Kings en New Game ++ alors que pourtant la difficulté du combat contre ce boss a été diminué depuis la dernière MAJ du jeu.

Pour ce qui est des défauts du jeu, on pourra regretter la trop grande présence de bugs : certains d’entre eux ont été corrigés suite au patch 1.05 disponible depuis novembre 2011 – patch qui au passage permettait de corriger certains glitches présent dans le jeu mais on regrettera que certains bugs bizarres soient encore présents. Il m’arrive encore de mourir sans trop savoir dans les Catacombes, juste en traversant le plancher. Allez savoir pourquoi  >_<

D’ailleurs, on constatera que le patch en question ne vire pas tous les glitches et bugs bizarres du jeu : ainsi, certains boss  peuvent toujours être vaincus en les faisant tomber dans le vide. Il est même toujours possible d’utiliser de récupérer des quantités importantes d’âmes en utilisant des techniques particulières/ou en profitant des bugs de l’intelligence artificielle du jeu, c’est selon.

On regrettera aussi le fait que le mode online de Dark Souls ne fonctionne pas aussi bien par rapport à celui de Demon’s  Souls – mode online qui fonctionne  grosso modo sur le même principe que ce dernier. Il est vraiment dommage que From Software n’ait pas mis au point un système permettant de trouver des potes plus facilement et non pas d’invoquer des joueurs online un peu au hasard. Mais c’est le système de Dark Souls qui veut ça. Dernier point un peu chiant : il est dommage de se retrouver dans avec à peu près le même style de joueurs en coopération, à savoir qu’on se retrouvera à faire équipe avec des personnages armés avec des épées de 10 mètres de long.

Enfin, on regrettera le côté « recyclage » de Dark Souls vu qu’on va croiser certains ennemis déjà rencontrés dans Demon’s Souls. On citera par exemple le Tower Knight de Demon’s Souls, présent dans Dark Souls dans une version miniaturisée, ou encore les marais empoisonnés de Blightown  qui rappellera la Valley of Defilement  à ceux qui ont fait Demon’s Souls à l’époque. On pestera aussi contre les deux fins disponibles dans le jeu, assez bidon surtout après avoir tant souffer pour en arriver là.

Bref, malgré les bugs, malgré sa difficulté assez relevée, j’ai vraiment adoré l’expérience de jeu proposée par Dark Souls. Certes, le jeu est difficile mais il ne faut vraiment s’arrêter à ça. Oui, le je nécessite un certain investissement en temps, ne serait-ce que pour comprendre les mécaniques de jeu. Certes, on en bave  pour arriver à ses fins dans ce jeu mais la difficulté n’est jamais frustrante et nous pousse bien au contraire à revenir dans le jeu. Et comme dirait Yasunori Mitsuda, « Une oeuvre sera plus marquante si on a rencontré des difficultés et travaillé d’arrache-pied dessus » Cette citation résume très bien l’essence même de ce jeu.

Fanarts : Pixiv

Liens utiles : http://darksouls.wikidot.com/

Informations sur l’OST du jeu : http://musicaludi.fr/6310

6 Réponses

  1. Chouette, un article sur Dark Souls. Et tu t’es vraiment lâché. :D

    Je suis globalement d’accord avec tout ce que tu as écrit. Notamment sur le fait que Dark Souls fasse trop « recyclage » par rapport à Demon’s Souls, et j’en connais qui ont moins aimé le jeu à cause de ça.

    « Dans l’ensemble, j’ai vraiment trouvé Dark Souls « un peu plus facile » que Demon’s Souls »

    Même si là encore je suis entièrement d’accord avec toi, j’ai été très étonnée de voir que beaucoup de personnes sur le net disent le contraire. Surtout sur des sites comme Gamefaqs en fait, mais je pense que pas mal de personnes qui affirment cela ont en fait joué à Dark Souls avant Demon’s Souls. Sinon j’ai vu beaucoup de personnes qui se plaignaient en disant que la difficulté de Dark Souls était en fait basée sur des concepts totalement « cheap », comme par exemple les sols invisibles de la Crystal Cave, l’obscurité des Catacombes ou encore les pièges de la forteresse de Sen (ce dont tu parles d’ailleurs dans les décors qui se posent comme obstacles).

    Sinon c’est clair que le système des feux de camp aide vraiment beaucoup, ça rassure toujours d’un côté de voir que tu peux revenir près d’un de ces feux quand tu meurs, au contraire de Demon’s Souls où tu dois te retaper tout le chemin si jamais tu es mort avant même d’avoir pu ouvrir un raccourci (j’ai été traumatisée par le monde 5-2 de la Valley of Defilement à ce niveau-là D: ).

    05/02/2012 à 1:17

  2. Exelen > Je pense aussi que ceux qui trouvent Dark Souls plus difficile que Demon’s Souls n’ont pas dû jouer à ce dernier. Ou alors ont dû prendre des classes de personnages pas vraiment recommandées pour les débutants.

    Pour le coup des concepts totalement cheap, faut déjà se les farcir ces maudits pièges. Tomber du haut des poutres dans la forteresse de Sen, ça fait bien mal la première. Sans compter les chemins invisibles de la Crystal Cave >_>

    J’avais oublié un truc : les DLC. Si From veut bien en sortir, je ne serai pas totalement contre pour une fois, histoire de prolonger le plaisir.

    05/02/2012 à 2:35

  3. En fait ce qui est paradoxal c’est que malgré son monde ouvert, j’ai trouvé Dark Souls bien plus linéaire que Demon’s Souls. En gros, j’ai rarement eu besoin de rebrousser chemin pour aller en essayer un autre. C’est d’ailleurs peut-être lié au fait que la difficulté globale soit un peu moins élevée mais je me souviens que dans Demon’s Souls j’y allais beaucoup plus à tâtons notamment car sa construction via ces multiples embranchements proposés dès le départ poussaient à aller tester différents chemins. Pourtant au final j’ai été beaucoup plus charmé par le monde de Dark Souls parce qu’il forme un tout, qu’il fait démonstration d’une construction ingénieuse et qu’il semble du coup vraiment crédible. Après il est vrai qu’on perd un peu l’angoisse et l’oppression des niveaux tortueux, étroits et obscurs de Demon’s Souls au profit d’un sentiment d’aventure/exploration plus poussé. Là c’est vraiment à l’appréciation de chacun mais pour ma part, ça m’a pas dérangé car c’était quand même un vrai plaisir d’avoir des environnements variés (sérieux la 1ère fois que tu débarques à Anor Londo et son coucher de soleil … 8D) et à côté de ça, j’ai quand même eu mon lot de sueurs froides. ^^
    Tiens sinon moi y’a une autre raison qui fait que j’ai trouvé Dark Souls plus simple, c’est que cette fois j’ai fait un sorcerer et j’ai l’impression que ça peut épargner beaucoup de complications de pouvoir attaquer à distance. Par exemple pour beaucoup d’ennemis je n’avais pas vraiment à me soucier de leur pattern tout simplement car mes sorts les tuaient avant qu’ils m’approchent (le plus flagrant ça reste sur certains boss en NG+, ça devient vraiment de la rigolade). Bon évidemment, ça implique aussi des inconvénients (notamment un début de partie particulièrement laborieux).

    « Il est vraiment dommage que From Software n’ait pas mis au point un système permettant de trouver des potes plus facilement et non pas d’invoquer des joueurs online un peu au hasard »

    Effectivement, ça semble être une critique qui revient souvent et pourtant comme tu le dis toi-même, c’est le système du jeu qui veut ça et quand j’y repense, je me dis que c’est très bien comme ça. Toutes ces contraintes qui rendent l’aspect multi un peu « inconfortable » (comme l’absence de chat intégré au jeu par exemple) sont là pour rappeler que Dark Souls n’est pas vraiment un jeu multi mais bien une expérience solo « avec fonctionnalités multi ». C’est bien parce qu’on invoque le fantôme d’un inconnu que le sentiment de solitude perdure malgré tout. Sociabiliser le jeu reviendrait à détruire son ambiance et à plus forte raison, son identité. Je vais peut-être un peu loin mais disons que si on commence à aller dans ce sens, ça pourrait être une porte ouverte à d’autres dérives et je trouve qu’il serait dommage de briser cet équilibre qui fait que le jeu propose une expérience aujourd’hui unique en son genre si c’est pour au final se rapprocher d’un MMO lambda. Je schématise mais c’est à peu près comme ça que je vois les choses …

    05/02/2012 à 6:37

    • Vins > T’as joué en tant que sorcerer sur Dark Souls ? C’est vrai que ça facilite quand même pas mal la tache du joueur dans ce cas. J’aurais fait un sorcerer j’aurais peut-être eu moins de problème contre les Four Kings en NG++ Et c’est vrai qu’un système de chat n’aurait pas été de trop. Vu le nombre de fois où on a pollué Twitter à cause de Dark Souls, orz…

      Après je suis d’accord en ce qui concerne Anor Londo. Et dire que c’est le seul endroit baigné par le soleil dans le jeu.

      05/02/2012 à 7:52

      • Ouais je voulais essayer autre chose que ma classe càc/tank de Demon’s Souls donc j’ai fait un sorcerer avec un build assez peu subtil d’ailleurs, c’est-à-dire grossomodo presque tous mes points en Int (jusqu’à 60, c’était peut-être même trop …), un peu en Attunement pour avoir assez de sorts/munitions et le reste (c’est-à-dire que dalle) en Vit. Du coup je faisais pas mal de dégâts mais à côté de ça, j’avais une endurance d’asthmatique, une santé de moustique et une jolie robe en tissu en guise d’armure. :D Le pire reste quand même le début où j’ai franchement galéré par moments car j’avais jamais assez de sorts pour tuer tous les ennemis jusqu’au prochain feu de camp, du coup je switchais avec le cure-dent qui me servait de dague pour faire des critical dans le dos … Une fois que j’ai eu plus de munitions, c’était tout de suite beaucoup plus simple par contre. Puis la cerise sur le gâteau c’est vers la fin du jeu quand j’ai récupéré les bâtons de Big Hat Logan dont l’un d’eux a pour effet de diviser les munitions par 2 mais de plus ou moins doubler la puissance des sorts. De retour en NG+, j’étais moi-même un peu sur le cul de la vitesse à laquelle les boss étaient torchés. x_o

        Pour les Four Kings, je ne les ai pas testé en NG+ pour ma part (vu que j’ai un peu décroché avant ça). Par contre dans ma première partie, j’avais le temps de les tuer un par un (autrement dit, assez vite pour qu’il n’y en ait jamais deux en même temps) donc le combat fut assez simple.

        En fin de compte, cette classe semble peut-être un peu cheaté mais c’est aussi du quitte ou double : tu t’exposes moins et tu fais des dégâts sympas mais si jamais tu te fais toucher t’as plus de chances d’y passer, ce qui a de quoi occasionner pas mal de stress à certains moments. ;D
        Puis après c’est comme pour tout, ça n’échappe pas à la dure loi de l’apprentissage : combien de fois je me suis fait couper en 2 parce que j’avais mal estimé le temps de cast de mon sort ? :'(

        06/02/2012 à 6:14

  4. Pingback: L’Antre de la Fangirl » Dark Souls Design Works – Explications sur l’univers du jeu

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