You'll never see the tears of time…

[Wii]Xenoblade : enfin un RPG moderne ?

Toi, joueur qui n’en peut plus de voir les épisodes de Final Fantasy pousser comme des champignons, qui ne supporte plus des personnages dont le character design est signé Tetsuya Nomura, qui est en quête d’un J-RPG digne de ce nom et qui veut encore croire en la capacité des développeurs japonais à pouvoir sortir des RPG de qualité. Et si par-dessus tout, tu ne crains pas les graphismes PS2, que tu es fan de Xenogears et que tu as su apprécier l’univers ouvert de Final Fantasy XII en son temps, suis-moi, Xenoblade est peut-être fait pour toi !

Si on revient sur la décénnie 2001-2010, un seul constat s’impose : très peu de RPG auront finalement su faire l’unanimité parmi les joueurs. Pourtant, Xenoblade pourrait très bien rentrer dans cette catégorie. Et pour cause, une vraie dream-team comme on en a pas vu depuis des lustres est à l’origine de la conception du jeu: Tetsuya Takahashi (Xenogears, Xenosaga) s’est occupé du game design et du scénario. Yasuyuki Honne et surtout Kunihiko Tanaka – qui avait signé le character design de Xenogears en 1998 – ont assuré la direction artistique. Pour la partie musicale, ici aussi on n’a que du lourd : Yoko Shimomura (Super Mario RPG, la série des Kingdom Hearts, Live a Live, Last Ranker), Yasunori Mitsuda et Sarah Alainn se sont chargés de l’ending. Manami Kiyota (connue pour sa participation au Final Fantasy Song Book) et le groupe ACE+ complètent l’équipe en charge de la musique. On notera tout de même l’absence dans cette équipe de Kaori Tanaka, plus connue sous le pseudonyme de Soraya Saga et accessoirement femme de Tetsuya Takahashi. Elle est notamment connue pour avoir écrit Figaro no Kekkon, doujinshi basé sur Final Fantasy VI, co-signé le scénario de Xenogears et collaboré aux scénarios de Xenosaga Episode I &2. Bref, tout ce joli monde réuni pour ce RPG Wii. Certes, on aurait préféré que Xenoblade sorte sur PS3 ou Xbox 360, histoire de pouvoir profiter du jeu avec des graphismes  dignes de ce nom mais quand on voit le bordel qu’a été le développement de FF XIII et considérant l’univers gigantesque dans lequel se déroule Xenoblade, je me dis que les gars de Monolith  Soft seraient peut-être encore en train de développer leur jeu en cette année 2011…

Initialement, Xenoblade était connu sous le nom Monado : Beginning of the World. Un changement de nom qui s’avère à mon sens assez judicieux dans la mesure où le nom initial du projet se révèle assez révélateur des thèmes qui seront développés dans le scénario du jeu. Et puis finalement, même si le nom Xenoblade a été choisi en l’honneur de Tetsuya Takahashi, je trouve que ce dernier nom fait plus « stylé » et agressif. Pourtant, malgré cet acronyme « Xeno », Xenoblade n’a que peu de liens avec les Xenogears/Saga, si ce n’est certains thèmes communs que je ne mentionnerai pas ici pour laisser la surprise aux joueurs qui joueront au jeu. Les fans de Xenogears ne pourront s’empêcher aussi de voir certaines similitudes au niveau du déroulement entre tous ces jeux, de remarquer aussi quelques ressemblances au niveau du mecha design entre Xenoblade et les Xenosaga mais ce sera tout.

Au début, il n’y avait que le ciel, la mer… et 2 géants.

De prime abord, on pourrait décrire l’univers de Xenoblade de cette façon. Car le jeu s’ouvre sur un duel titanesque opposant les dieux Kyojin et Kishin. Aucun vainqueur ne sortira de ce duel sachant que les deux géants vont mutuellement se porter un coup de grâce. Plusieurs milliers d’années vont passer et la vie va se développer sur le corps des deux géants. Ainsi, si une forme de vie mécanique principalement représenté par les Kishihe va se développer sur le corps figé du Kishin, 3 races iront coloniser le corps du Kyojin : la race humaine des Homs vivant sur les pieds du Kyojin, les Nopon, les boules de poils spécialisées dans le commerce et les Hienters, peuplade vivant sur le sommet de ces 2 géants inertes. Mais ça c’était juste le prologue. Car même si les 2 géants semblent figés pour l’éternité, le conflit qui opposa autrefois Kyojin et Kishin se poursuit toujours par l’intermédiaire de la guerre opposant les Homs aux robots en provenance du Kishin, les Homs ne disposant que de la Monado, épée divine qui permet à son porteur d’avoir un aperçu des évènements qui vont se dérouler dans un futur proche et accessoirement seule arme réellement efficace face aux vagues de Kishihe qui ne cessent d’attaquer les colonies d’Homs se trouvant aux pieds du Kyojin. Le jeu débute réellement au moment où Shulk, le personnage principal de Xenoblade va à son tour entrer en possession de la Monado au moment où les machines lancent un assaut dévastateur sur Colony 9, l’une des enclaves Hom présentes sur les « pieds » du Kyojin. Bref, un début qui n’est pas sans rappeler le début de Xenogears, les robots géants en moins.

Un univers tout simplement gigantesque.

Liberté et immensité, ces 2 mots résument à peu près le terrain de jeu démesuré que l’on peut parcourir dans Xenoblade. Alors que d’autres titres du même genre ont choisi purement et simplement d’enfermer le joueur dans des couloirs (de la mort) pour soi-disant mettre en avant la narration du jeu, Xenoblade permet au joueur de se balader librement dans des niveaux entièrement ouvert comme cela avait été le cas dans Final Fantasy XII, à la différence que les niveaux ouverts sont largement plus grands que ceux de FF XII ou bien encore Gran Pulse de FF XIII pour prendre un exemple plus récent. D’ailleurs, contrairement à FF XII, j’ai trouvé leur exploration moins ennuyeuse ce qui est déjà pas mal. En plus de ces niveaux gigantesques,  on notera l’absence totale de barrières invisibles dans le jeu. De ce fait, il est donc tout à fait possible de pouvoir sauter d’une falaise située à 20 m de haut pour se retrouver dans la rivière en contrebas. On perdra simplement quelques HP au passage mais cette possibilité est offerte au joueur. De la même façon, on pourra aussi décider de prendre un chemin autre que l’habituel chemin prédéfini pour aller plus vite si l’on souhaite rallier un point A à un point B plus rapidement. Bref, pas de  syndrome « chemin en lacet » que l’on a pu avoir dans des titres comme Grandia 3 et ça fait vraiment un bien fou pour tous les joueurs en mal d’exploration. Pour les joueurs un peu moins explorateurs dans l’âme, les développeurs ont pensé à inclure un système de landmark permettant au joueur de se téléporter directement vers certains endroits d’une carte sans avoir à se retaper tout le chemin que l’on a déjà effectué lorsque l’on visite pour la première fois un niveau en particulier. Un système que j’ai trouvé très pratique et qui palie largement l’absence de véhicule ou tout autre moyen de transport dans le jeu. Car Xenoblade est vraiment un jeu pour les joggers et finalement, cela colle bien avec le thème du voyage que Tetsuya Takahashi a voulu mettre en avant  dans son jeu.

Et le rythme du jeu dans tout ça ? Dans l’ensemble, je l’ai trouvé plutôt soutenu dans l’ensemble, même si les choses avancent à un rythme plutôt lent au milieu du jeu. Faut dire que la partie se déroulant dans la Mer d’Eruiyt  durait trop longtemps à mes yeux. Mais tout s’accélère, surtout lors de la dernière partie du jeu où les révélations scénaristiques finissent par pleuvoir à foison.

Un système de combats automatisé mais dynamique.

Une fois encore, l’impression de jouer à une sorte de MMORPG offline se ressent aussi  à travers le système de combat. On ne contrôle que le héros, les autres personnages étant contrôlés par l’IA de la console. Shulk n’a à sa disposition que 8 skills + les skills propres à la Monado. Cependant, les techniques propres à la Monado ne sont pas utilisables à volonté, il faut pour cela recharger la jauge de la Monado en effectuant des attaques normales sur les ennemis. En ce qui concerne les autres techniques, il suffira simplement d’attendre que la jauge correspondant à chaque skill  se recharge automatiquement.

On remarquera aussi la présence d’une jauge bleue présente en haut à gauche de l’écran et qui une fois remplie, permet de réaliser une chain attack entre les 3 personnages. Cette même jauge bleue doit aussi être remplie à un certain niveau pour pouvoir effectuer certaines actions, notamment pour ranimer les alliés tombés au combat. Car oui, il est impossible de se servir d’items lors des combats dans Xenoblade. Tout est basé sur la confiance (ou plutôt l’IA) des personnages et si jamais Shulk passe l’arme à gauche, seul un personnage contrôlé par l’IA viendra ranimer un personnage K.O. pour peu que la jauge soit remplie à un certain niveau.

Malgré ce système de combat très automatisé, on trouve néanmoins quelques idées propres à Xenoblade. L’une d’entre-elle système de break and reverse, un combo consistant à étourdir puis retourner un ennemi. Le joueur est obligé de maitriser cette technique car au début du jeu, seul Shulk est capable d’infliger des dégâts significatifs sur les Kishihe car étant équipé de la Monado alors que les armes normales seront efficaces sur tous les ennemis du jeu, excepté les robots. En utilisant cette méthode, il sera possible d’étourdir les robots, les rendant ainsi vulnérables aux attaques utilisant des armes normales.  Bref, une technique très utile, qui fonctionne aussi bien sur les robots que sur les ennemis normaux  et si elle est bien utilisée, permet de venir à bout de certains boss sans même leur laisser le temps de respirer. D’ailleurs, je m’en suis pas mal servi contre le dernier boss du jeu.

L’autre nouveauté très intéressante est liée à la capacité de vision de la Monado, qui non seulement jour un rôle important dans l’intrigue de Xenoblade, mais a en plus été incluse dans le système de combat du jeu. En effet, lorsque l’on doit combattre un groupe d’ennemis très puissants ou plus simplement un boss, le temps peut se figer subitement pour laisser place à une « vision » nous montrant quelle attaque va être lancée et contre quel personnage. Le temps reprendra son cours normal et on disposera de quelques secondes pour empêcher cette vision de se réaliser. Pour cela, il existe différentes méthodes : on peut soit éliminer l’ennemi en question, l’endormir ou encore avoir recours à la technique break and reverse.  Certains joueurs y verront une sorte d’évolution du système de combat de Final Fantasy X qui permettait de savoir à quel moment un ennemi allait  attaquer. Bref, une trouvaille très intéressante même si par moment, on pourra s’offusquer de voir une vision s’enclencher alors qu’on était en plein milieu d’un combat bien nerveux. Toujours dans la série des bémols : j’aurais apprécié avoir un peu plus de techniques/skills à ma disposition, histoire de varier un peu les combats. Et surtout, une option permettant de désactiver les cris d’attaques des personnages n’aura pas été de trop vu qu’au bout d’un moment, ça peut très vite tourner à la cacophonie généralisée même si ça a le mérite de rendre les combats très vivants. Dernier reproche : j’aurais bien voulu pouvoir passer d’un personnage à l’autre car si le leader du groupe meurt et que si on ne réussit pas à le ranimer, c’est le game over assuré. On pourra aussi que le jeu se met à ramer sérieusement lorsque l’on combat des ennemis assez imposant et que les visions + les effets graphiques viennent mettre leur grains de sel.

Xenoblade : où comment réinventer la façon de faire progresser ses personnages !

Dans la plupart des RPG, il n’existe qu’une seule façon pour augmenter les stats de ses personnages, à savoir enchainer des combats comme un robot pour obtenir de l’expérience. Avec Xenoblade, c’est tout le contraire puisque non seulement, on gagne des points d’expérience  en tuant des monstres mais aussi en effectuant certaines actions comme découvrir de nouveaux endroits dans les niveaux du jeu, réussir à synthétiser des gemmes, débloquer des trophées ou encore en effectuer des quêtes. Bref, on sent que les développeurs ont essayé de trouver plein d’alternatives pour éviter au joueur d’aller grinder pendant des heures et ce n’est pas un mal puisque je n’ai pas eu à faire beaucoup de level-up sur ma première partie. Et la plupart du temps, on peut s’en sortir en jouant intelligemment.  Tant mieux car j’ai fini par m’apercevoir qu’à force de tuer les mêmes types de monstres, je gagnais moins de points d’expériences au bout d’un moment.

On pourra aussi parler des quêtes, présente en quantité impressionnante dans Xenoblade. On en dénombre pas moins de 400 et la plupart du temps, il s’agira d’aller buter un certain nombre de monstres, de rapporter certains items à certains personnages ou encore prendre part à un mini-jeu de reconstruction de ville. Cela donne un petit côté Monster Hunter à Xenoblade mais ces quêtes sont vraiment sympathiques  à faire dans la mesure où il n’y a nullement besoin de revenir voir les NPC ayant fourni les quêtes une fois qu’on a réussi la quête en question. Bref, ces quêtes n’ont rien d’une corvée  et heureusement qu’elles ont été conçues de cette façon car vu la taille de l’univers du jeu, on aurait perdu un temps fou avec ces aller-retours. Bref, il y a largement de quoi s’ occuper avec ce jeu et à l’heure des DLC à foison sur les consoles HD, cela reste très appréciable.

Xenoblade x Persona ?

Un peu à la manière de série Shin Megami Tensei : Persona d’Atlus, il est possible de nouer des relations plus ou moins forte entre les membres de son équipe mais aussi avec les NPC que l’on rencontre dans le jeu. Cela peut être intéressant pour le joueur car plus les liens entre les personnages sont forts et plus ceux-ci seront efficaces au combat, même si cela reste totalement facultatif. Pour cela, le joueur a accès dans le menu principal du jeu à une sorte de diagramme indiquant où et à quel moment de la journée trouver certains NPC et la « force » des liens que l’on a noué avec ces personnages. On peut aussi renforcer ces liens en déclenchant les Kizuna Talks qui sont de courtes séquences de discussions entre deux personnages. Celles-ci sont disséminées un peu partout dans l’univers du jeu et ne peuvent être débloqués que si les personnages ont atteint un certain niveau d’affinité entre eux. Pour cela, il suffit souvent de les faire combattre ensemble, mener certaines quêtes avec succès, effectuer des combos entre certains personnages… ou plus simplement offrir des items à certains personnages.

Un mot quand même la musique du jeu, vraiment remarquable dans leur ensemble. Je serais bien en mal de parler de façon exhaustive de toutes les musiques du jeu mais dans l’ensemble, on a affaire à des musiques très variées et certaines d’entre-elles ne sont pas sans rappeler les musiques d’ambiance que l’on pouvait entendre dans Final Fantasy X. Dans l’ensemble, j’ai plutôt apprécié les pistes composées par Yoko Shimomura (faut dire qu’en 2010, elle était partout : Xenoblade, Last Ranker, KH :Birth by Sleep, Radiant Historia) Et puis je dois avouer que le travail du groupe ACE + m’a agréablement surpris, principalement avec les pistes Gaur Plains qui donnait vraiment envie de parcourir les plaines en question et surtout Confrontation with the Enemy, piste qui comme son nom l’indique,  intervient très souvent après un combat contre un boss ou lors d’évènements importants. Je n’ai pas grand à chose à redire sur le travail de Manami Kiyota. Si j’en crois les traductions des Iwata Asks dédiés à Xenoblade, le fait de voir Yoko Shimomura et Yasunori Mitsuda prendre part au projet l’aurait vraiment incité à participer au projet. Par contre, j’aurais vraiment adoré voir Mitsuda nous livrer plus de pistes vu que  ce dernier n’est crédité que sur l’ending Beyond the Sky (faut attendre l’annonce officielle de Chrono Break en 2020 pour qu’il se décide à composer entièrement l’OST d’un RPG sur console de salon ?)


Xenoblade : un nouveau départ pour Tetsuya Takahashi.

Comme je l’ai écrit un peu plus haut, le nom Monado : Beginning of the World a été délaissé au profit du nom Xenoblade. Ce changement de titre a été fait en l’honneur de Tetsuya Takahashi mais surtout parce que ce dernier s’est investi corps et âme dans son dernier RPG. Et lorsqu’on l’on prend la manette et que l’on parcourt l’univers proposé par le jeu, on sent d’une part que les gens de Monolith Soft ont vraiment mis le paquet durant les 3 années de développement qu’aura nécessité le jeu, mais on sent aussi qu’il y aura une sorte de remise en cause profonde de la part de Takahashi dans ses choix de game design ou plus simplement en termes de narration ou de densité scénaristique. Avec Xenoblade, pas de background qui nécessite 3 jeux pour être développé. Il ne sera pas non plus question  de  subir des séquences cinématiques qui s’éternisent pendant des heures et encore moins  de sous-menus à consulter si l’on veut en apprendre plus sur l’histoire ou le background du jeu. Bref, plus que toutes les trouvailles de gameplay, c’est surtout le bon sens dont a fait preuve Takahashi et son équipe pour faire de Xenoblade un RPG vraiment très agréable à jouer, sans pour autant en faire une sorte de « RPG pour casual gamer ». Tu perds un combat face à un boss ? Pas grave, le jeu reprend quelques minutes avant la confrontation avec ce boss. Même en cas de game over, on ne perd ni les points d’expériences et les items durement gagnés. Et en plus, on peut sauvegarder partout et à n’importe quel moment, la partie reprenant exactement là où on s’est arrêté. La sauvegarde instantanée devrait être une norme commune dans les J-RPG et beaucoup de titres comme Golden Sun 3 ou encore NInokuni s’y mettent. Tant mieux. On se surprendra aussi au début à voir les personnages se régénérer automatiquement après un combat et pour cause :  il n’y a pas de potions dans le jeu. Mais finalement, ce n’est pas un mal puisque de toutes façons, on aurait fini par soigner nos personnages par nous-même. Bref, tout ça pour dire qu’un RPG plus user-friendly que Xenoblade à l’heure actuelle, tu meurs.

L’actualité autour de Xenoblade.

Que dire si ce n’est qu’on attend toujours une date de sortie pour les USA et l’Europe. Au dernière nouvelles, le jeu est toujours disponible en précommande sous le nom Monado Beginning of the World sur Amazon et le jeu serait toujours prévu pour une sortie en occident, si on se fie au contenu du bilan fiscal de Nintendo pour l’année 2010. Nintendo a même redéposé la marque Xenoblade mais si on se fie au précédent Mother 3, cela ne veut pas forcément dire que le jeu arrivera chez nous. Mais vu le peu de gros titres à venir cette année sur Wii, j’ai beaucoup de mal à imaginer Nintendo faire l’impasse sur un tel titre en Occident. D’ailleurs, vu le nombre plutôt élevés de topics réclamant la sortie du jeu en occident sur des sites comme Gamefaqs,  j’espère que Nintendo est au parfum. Mais sérieusement. Dans la catégorie rumeur,  Rising Star Games était même pressenti pour s’occuper de la traduction de Xenoblade mais l’éditeur a hélas très vite démenti cette rumeur  car un autre éditeur (Nintendo ?) dispose déjà des droits sur le jeu. A mon avis, le jeu devrait être annoncé pour de bon lors de l’E3 2011. Mais si ce n’est pas le cas, il faudra faire sauter la boite mail de Nintendo… ou attendre un patch de traduction dans 5-6 ans.

Pour les produits dérivés, on pourra signaler la parution en novembre dernier du Xenoblade The Secret File Monado Archives qui est un peu l’équivalent du Xenogears Perfect Works mais en un peu moins dense. En plus de contenir des interviews de l’équipe de développement ainsi que des artworks très classes, ce bouquin contient une nouvelle intitulée « Xenoblade  Episode –  At Home ». Il vaut mieux avoir fini le jeu auparavant mais vous pourrez trouver une traduction à cette adresse. D’ailleurs, j’en connais une qui est censée traduire certaines parties de ce bouquin (Exelen, tes paroles ne sont pas tombé dans l’oreille dans l’oreille d’un sourd :p)

Bref, que dire de plus ?  Vous voulez un RPG avec des personnages plutôt intéressants et attachants, un univers immense à explorer, des musiques qui déchirent, une durée de vie importante,  un système de combat apportant son lot de nouveautés, un scénario qui reste dans les limites du compréhensible ? Priez – très fort – pour que Nintendo fasse venir ce jeu en Occident.

Pour finir, quelques liens utiles :

-Un Iwata Ask ayant pour sujet le développement des RPG japonais et la nécessité de renouvellement du genre, une discussion très intéressante faisant notamment intervenir Hironobu Sakaguchi et Tetsuya Takahashi.

-Pour les non-japonisants, un « guide » résumant de façon très sommaire le cheminement du jeu en cas de blocage. Au jour d’aujourd’hui, aucune faq en anglais n’existe sur le jeu.

 

8 Réponses

  1. « j’en connais une qui est censée traduire certaines parties de ce bouquin »

    *tousse* J’ai même pas encore commencé, si ça continue je crois que je vais me contenter d’une analyse détaillée du scénario XD

    27/02/2011 à 10:39

    • Exelen > Feignasse xD. Même une analyse détaillée, je prends :D

      27/02/2011 à 8:32

  2. Johann

    Ouais ben on attend la version sans le runique quoi. J’ai bien essayé de jeter un oeil à la version jap, ça m’a plu, mais je me vois vraiment pas finir un RPG sans rien comprendre à ce qui s’y passe.

    27/02/2011 à 8:06

    • Johann > La version sans le runique devrait arriver, enfin tôt ou tard. Après tout, Baten Kaitos sorti en 2003 au Japon a bien fini par débarquer en 2005. J’espère juste que l’arrivée de la 3DS ne fera pas oublier à Nintendo qu’il y a d’autres jeux à sortir sur Wii.

      27/02/2011 à 8:30

  3. Marie'

    Dans tous les cas il va falloir pour cela que je rejoue au jeu, et vu la longueur de ce dernier ca risque de prendre du temps xD

    (sinon je vois que tu reponds a Johann mais je ne vois pas son commentaire, c’est normal ? o_O)

    01/03/2011 à 8:20

    • Exelen > J’ai oublié d’approuver le commentaire de Johann, je ne devais pas être dans mon état normal xD

      Mais attend, tu te remets à commenter sous le pseudo que t’as sur ton blog bouffe ? xD

      01/03/2011 à 10:03

  4. Neokenji > arf, j’avais juste oublié de me déconnecter de mon blog de bouffe, en effet XD

    03/03/2011 à 9:19

  5. Pingback: L’Antre de la Fangirl » [CRITIQUE] Xenoblade

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