You'll never see the tears of time…

[Anime] Avis sur Armored Trooper Votoms

Si on m’avait demandé il y a quelques mois si je connaissais la série Armored Trooper Votoms, j’aurais certainement  répondu « Votoms ? Connais pas, sauf les divers produits dérivés de la série, et le AT Scopedog qui me rappelait un peu le Zaku que l’on peu voir dans Mobile Suit Gundam ». Je me suis donc lancé sur cette série et après visionnage des 52 épisodes de cette série, je dois avouer avoir beaucoup apprécié Votoms alors que sur 52 épisodes, je craignais le fait de me taper une série qui s’étire un peu sur sa longueur. Heureusement, il n’en est rien.Commençons par le commencement. Armored Trooper Votoms se déroule dans la galaxie Astragius. Celle-ci est déchirée par la guerre de Cent Ans, conflit opposant les forces de la fédération Gilgamesh à l’Union Balarant. Alors que ce conflit est sur le point de s’achever, Chirico Cuvie, membre des Red Shoulders, est envoyé en mission secrète sur Lido – mission dont il ne connait pas les objectifs précis. Alors qu’il pensait mener une mission aux objectifs classiques, Chirico va tomber sur une femme reliée à un dispositif de haute technologie et va se rendre compte que le véritable objectif de cette mission était de s’emparer de secrets technologiques appartenant à son propre camp. Désormais traqué aussi bien par ses anciens employeurs que par les membres d’une mystérieuse Société, Chirico va devoir essayer de survivre dans cet environnement hostile et essayer de déjouer un complot d’envergure galactique.

Autant être honnête : la première chose qui me faisait peur au début avec Votoms, c’était le nombre d’épisode. Avec 52 épisodes, j’avais un peu peur de me retrouver avec le syndrôme Zeta Gundam, à  savoir une série qui finit par s’étioler sur les 10 derniers épisodes et finissant par servir de prétexte à des combats de mechas à la pelle. Là où un  Mobile Suit Gundam ou encore Zeta Gundam nous sert parfois des personnages à la limite du supportable, ici ce n’est pas le cas. Chirico Cuvie est un soldat, un vrai de vrai, qui peut sembler très froid au premier abord mais qui paraitra aux yeux du spectateur un peu plus humain dans la mesure où l’on découvre son passé et les exactions qu’il a commise lorsqu’il était encore au sein des Red Shoulders. Même les personnages qui finiront par constituer le groupe de personnages comique restent finalement très supportables, sauf Cocona.

Au niveau du scénario : la série peut être divisée en 4 arcs principaux et j’ai trouvé que l’ensemble, ces 4 arcs fonctionnaient plutôt bien dans l’ensemble. Mais ce qui m’aura surtout plus à ce niveau-là, c’est la sensation d’avoir des personnages qui se trouvent constamment dans un environnement : entre les bas-fonds de Uoodo, la jungle de Kunmen, la solitude que l’on peut éprouver sur Sunsa et le monde désertique de Quent, il y a de quoi faire à ce niveau-là. D’ailleurs, quand je repense au dernier arc se déroulant sur Quent, je ne pouvais m’empêcher de penser à une certaine partie de Xenogears sur PSone : quand on a un arc se déroulant dans le désert (avec des ruines renfermant des secrets technologiques issues d’une civilisation avancée of course), qu’un personnage se nommant Wiseman fait son apparition et que l’on découvre sur les derniers épisodes à quoi il ressemble vraiment, il devient vraiment difficile de ne pas faire la comparaison. Après, de là à dire que Tetsuya Takahashi se soit un peu inspiré de Votoms pour concevoir son RPG… Après, on pourra reprocher au niveau scénaristique le fait que le passé de Chirico en tant que Red Shoulder soit à peine effleuré. Tout au plus, cela servira juste à lui rappeler toutes les exactions qu’il a commise au sein de cette unité et à servir de motif de vengeance à certains personnages apparaissant dans le 3ème arc de la série. On pourra aussi reprocher le peu de détails qui nous sont fournis au sujet des membres de la Société. J’ai trouvé qu’il servait simplement… d’antagoniste et que cela n’allait pas plus loin que cela. Et dernier point un peu bizarre : la présence récurrente de scènes où les personnages principaux sont capturés et finissent par s’évader. Et apparemment, ça a l’air d’être le cas dans certaines OAV de Votoms.

Les combats opposant les AT sont dans l’ensemble plutôt prenant malgré le fait que ceux-ci disposent plutôt d’un panel d’action plutôt limité par rapport à un MS de Gundam. Mais cela est compensé par la variété des situations de combats qui nous sont offertes et surtout par le fait que Chirico pilotera  non pas un mais plusieurs AT. Il est amusant de constater que celui-ci passera souvent pas mal de temps à réparer, voire à modifier les AT qui lui passeront par la main et on pourra noter que les AT consomment des balles lorsqu’ils doivent asséner un coup de poing à leur adversaire. Bref, c’est mieux ainsi : on a ainsi la sensation d’avoir des robots très vulnérables et on évite au passage l’embrouille liée à l’apparition trop fréquente de nouveaux mechas. A noter aussi que l’animation reste d’un niveau plutôt régulier tout au long de la série.

Bref, je me suis éclaté avec A. Trooper Votoms et cela m’a vraiment donné envie de voir d’autres oeuvres réalisées par Ryousuke Takahashi, Gasaraki et FLAG en tête.

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