You'll never see the tears of time…

[Critique] Valkyria Chronicles 2

Je dois l’avouer : rien à la base ne me motivait pour démarrer une partie de Valkyria Chronicles 2. D’une : le jeu sort sur PSP alors qu’on espérait tous à la base une sortie sur PS3. De deux : je trouvais le character design assez douteux, bien plus proche du design de l’anime que du chara design de l’épisode PS3. De trois, cette version PSP ne propose pas le doublage japonais , faute de place sur l’UMD. Et pourtant, j’ai quand même passé un bon moment plutôt agréable sur ce volet PSP. Explications :Parlons d’abord du scénario. Pour résumer, cet épisode se déroule deux ans après la fin de Valkyria Chronicles premier du nom. Le joueur incarne Avan Hardins, un fermier de Gallia qui va décider de s’engager dans l’Académie militaire de Lanseal afin de faire la lumière sur la mort de son frère, disparu au combat dans des circonstances pour le moins mystérieuses. Dans le même temps, une guerre civile éclate dans le pays. Ces rebelles sont menés par la famille Gassenarl qui souhaite se débarrasser de la princesse Cordélia (car étant de lignée Darcsen) et de plus, semble bénéficier d’appuis militaires assez importants de la part de pays voisins qui eux, sont comme d’habitude très intéressés par les réserves de ragnite dont dispose Gallia…

Au niveau du gameplay, Valkyria Chronicles 2 reprend à peu de choses près le gameplay très efficace de son ainé : vue à la troisième personne lors des déplacements sur la map, possibilités de visée très précise avec une vue à la Splinter Cell, possibilité de se planquer et de se déplacer à couvert dans les hautes herbes, etc… De ce côté-là, ceux qui auront joué au premier volet ne seront pas dépaysés. Mais format PSP oblige, cet épisode de Valkyria Chronicles a dû subir quelques aménagement pour pouvoir tourner sur la portable de Sony. A commencer par les maps : on ne se bat plus du tout sur des maps de tailles conséquentes. Les combats ont désormais lieu sur des maps plus petites mais qui sont reliées entre elles. Et pour passer d’une map à une autre, il faut réussir à s’emparer du ou des camps ennemis. Au début, c’est assez simple vu que la plupart du temps, une ou deux grenades suffisent pour déloger les soldats occupant un camp adverse. Par la suite, cela se complique un peu vu que ces mêmes camps sont gardés soit par des tourelles de défenses, soit par un tank.

Au niveau des améliorations, notons tout de même que le système de classe a été sensiblement enrichie. Ainsi, un Scout de base pourra au choix devenir Scout Veteran ou Sniper puis par la suite évoluer en Scout Elite ou Heavy Scout (s’il était cout Veteran) ou en Sniper Elite  ou AT Sniper.Mais pour faire évoluer ses soldats, le joueur doit au préalable récupérer des médailles spécifiques lors des batailles en abattant certains ennemis. Pas très difficile vu qu’on peut voir lors des briefings de missions quel soldat ennemis a quelle médaille en sa possession. Néanmoins, je trouve ce système d’évolution un peu contraignant dans la mesure où le déblocage de nouvelles classes de personnage n’est pas permanent. Comprendre par là que même si un personnage a « débloqué » toutes les classes disponibles, il faudra à chaque fois repartir à la chasse aux médailles/distinctions à chaque fois qu’on voudra modifier la classe d’un personnage… Bref, un système d’évolution type Final Fantasy Tactics n’aurait pas été de trop.

L’autre différence majeure par rapport à Valkyria Chronicles premier du nom concerne l’ajout de l’académie Lanseal car c’est dans cette académie que l’on va visionner les scénettes qui vont faire avancer le scénario. Et c’est là que la sauce a peu de mal à prendre. On reprochait déjà au premier Valkyria de traiter de thèmes plutôt graves avec une légèreté assez déconcertante. Avec Valkyria Chronicles 2, c’est encore pire  vu que le joueur se tape des scènes de dialogues assez surréalistes vu le contexte de guerre civile décrit dans le jeu et le contexte scolaire n’arrange rien. J’ai encore en mémoire une scénette mettant en scène deux cadets de l’académie, déplorant le fait qu’un escadron X venait de perdre 5-6 membres lors d’une bataille, traitant cela comme une espèce de fait divers banal, le tout sur fond de musique lounge :). Un mot aussi sur le cast un peu WTF pour un jeu avec des militaires : ainsi on pourra se retrouver avec un moine ou même un majordome dans son escadron, ce qui donne parfois lieu à des scènes drôles sur le moment, mais vite oubliées par la suite.

On pourra aussi reprocher au jeu un déroulement un peu plan plan. Il faut savoir que le jeu met un temps fou à réellement prendre son envol, la faute à toutes les missions d’entrainement de la première partie du jeu, surtout que bien souvent, on est amené à se taper des missions se déroulant sur des maps que l’on a déjà visité auparavant. Et PSP oblige, faudra pas s’attendre à avoir des missions audacieuses. Pas question d’aller faire sauter un pont pour détruire un train surarmé comme dans VC1.

UMD oblige, seules les voix anglaises sont disponibles dans la version européenne du jeu alors qu’on avait le choix sur entre le doublage US et japonais dans VC 1. En temps normal, ça ne me dérange pas plus que cela sauf qu’on est obligé de  supporter le rire de demeuré d’Avan. Et ça donne très vite envie de couper le son.

Un dernier mot sur la musique d’Hitoshi Sakimoto qui, à part les musiques de l’académie Lanseal, nous ressert du resucée de l’OST de Final Fantasy XII. C’est à  croire que l’époque Final Fantasy Tactics/Radiant Silvergun est belle et bien révolue. A quand le vrai renouveau M. Sakimoto ?

Par contre, j’ai aimé le fait que :

-le jeu soit moins abusé au niveau de la difficulté. Pas de combats contre des boss craqués façon Selvaria dans VC1. A noter d’ailleurs qu’on ne peut sauvegarder en plein milieu d’une mission. Donc le quick save/quick load, bye bye. Mais de toute manière, j’ai rencontré  moins de difficulté pour progresser dans Valkyria Chronicles 2 que dans VC1. A la rigueur, seuls les boss peuvent nous donner du fil à retordre mais 2-3 tentatives suffisent généralement pour les passer. Même les nouvelles unités V2 ne posent pas autant de difficultés, sachant que la plupart du temps, un fencer elite bien entrainé suffit à les éliminer.

-Graphiquement, le jeu est plutôt agréable à l’oeil pour de la PSP, .

Une durée de vie assez importante. Il m’a fallu un peu moins de 50 heures de jeu pour voir la fin du jeu. Et encore, je n’avais pas fait toutes les missions optionnelles que l’on peut débloquer via les scénettes visibles dans l’académie ou que l’on peut acheter dans la boutique du jeu. Sans compter que certaines missions ne sont disponibles qu’après avoir fini le jeu une première fois ou peuvent être débloqué via des codes.

Pour finir, à noter que le jeu propose quelques bonus plutôt sympa : outre des missions bonus il est possible de débloquer des personnages issues du premier Valkyria Chronicles comme Alicia, Faldio, Isara et même Selvaria ou encore Maximilian.  Par contre, ceux-ci démarrent comme simple éclaireurs, c’est un peu moins cool. On pourra aussi récupérer des emblèmes pour décorer son tank (un emblème Sonic, un logo End of Eternity ou même Rodin de Bayonetta sont disponibles :D).

 

 

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